Et la lumière fut....
Un métier qui a disparu





ET LA LUMIERE FUT...

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UN METIER QUI

A DISPARU

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Mieux comprendre les phares

Pour mieux comprendre les phares et le métier des gardiens de phares, rappeler les définitions de quelques mots, sans trop rentrer dans leurs aspects techniques, sera utile.


Tout d’abord du mot « phare » lui-même : comme nous avons vu dans l’épisode précédent, ce terme viendrait de l’île de Pharos, où a été construit le phare d’Alexandrie. Aujourd’hui, un phare est un établissement de signalisation maritime qui respecte au moins deux des quatre critères suivants :


Il est de grand atterrage (c’est-à-dire situé dans un espace maritime au voisinage de la terre ou de jalonnement).


Sa hauteur est supérieure à vingt mètres au-dessus du sol,


L’intensité de son éclairage est supérieure à cent mille au-dessus du sol


Il abrite un ou plusieurs bâtiments du Bureau des phares et des balises.

Termes et vocabulaires

Voici quelques termes utilisés pour évoquer des phares, ainsi que leurs définitions :


AMERS : élément remarquables d’un paysage (montagne, clocher…) qui permettent de se repérer près du rivage.


ANNEAU DIOPTRIQUE : Anneau de verre qui dévie les rayons lumineux pour les rendre visibles de très loin.


ATTERRAGE : Espace maritime au voisinage de la terre, mais aussi point d’un rivage où un navire peut aborder (atterrissage).


BABORD : Côté gauche sur un navire.


BALISAGE : Ensemble des marques fixes ou flottantes signalant un danger ou dessinant le tracé des chenaux.


BRISANT : Rocher éloigné de la côte sur lequel la mer se brise et déferle.


CANDELA : Du mot latin qui signifie « chandelle » sert à mesurer l’intensité lumineuse perçue par l’œil humain d’une source lumineuse.


CHAMBRE DE VEILLE : Salle où le gardien passe ses heures de garde à surveiller son phare, les autres feux, les navires…


CHENAL : Voie d’accès à un port ou à une zone de mouillage.


DROSSE : Entraîné vers la côte.


ETALE : Moment où le niveau de la mer est stable.


FANAL : Grosse lanterne.


GALERIE : Balcon extérieur permettant la circulation autour de la lanterne.


HOULE : Vague sans vent apparent.


JUSANT : Marée descendante.


LAME : Vague soulevée par le vent, qui écume et déferle.


LANTERNE : Dôme vitré où est installé le système d’éclairage du phare.


LENTILLE A ECHELONS : Ensemble d’éléments en verre permettant de réaliser un large faisceau de lumière parallèle à l’horizon.


MILLE : Unité de mesure des distances en mer. Un mille correspond à 1 852 mètres (alors que le mille est une mesure anglo-saxonne de 1609 mètres).


MOUILLER : Jeter l’ancre à la mer.


NŒUD : Unité de mesure de la vitesse d’un navire : 1 nœud correspond à 1.8 km par heure.


OPTIQUE : Appareil d’éclairage d’un phare.


PHARES ET BALISES : En 1792, la surveillance des phares, mers et balises, était confiée au ministère de la Marine, et le ministère de l’Intérieur gérait l’exécution des travaux. Napoléon créa le service des Phares et BALISES EN 1806 ? RELEVANT DE LA Direction générale des Ponts et Chaussées.


PORTEE : Distance à laquelle on voit la lumière du phare.


QUART : Période de veille pour les travailleurs de la mer.


RADIOPHARE : Poste émetteur fixe qui produit des ondes hertziennes fournissant un signal caractéristique.


REFLECTEURS : Elément destinées à réfléchir la lumière.


REFRACTION : Déviation d’un rayon lumineux à l’intérieur d’une matière.


REFLEXION : Changement de direction d’un rayon lumineux rencontrant une matière réfléchissante (miroir…)


RESSAC : Retour violent des vagues sur elles-mêmes lorsqu’elles frappent un obstacle.


SEPTENTRION : Le nord


TRIBORD : Côté droit sur un navire.

Les deux systèmes de classement

Il existe plusieurs manières de classer les phares, selon leur utilité pour la navigation, leur portée lumineuse, leur éclairage…


1 Pour la navigation

Première classe : Phares de grand atterrage, les plus importants, avec une portée entre 35 et 63 kilomètres. Leur période de lumière est plus courte que la phase obscure.


Deuxième classe : Phares de jalonnement qui permettent de tracer les principales routes maritimes et qui sont les plus nombreux. Ils ont une portée entre 16 et 35 kilomètres, avec un temps égal de lumière et d’obscurité, ou à occultations, avec un temps de lumière plus longue que l’obscurité.


Troisième classe : les fanaux (ayant une grosse lanterne), c’est-à-dire des feux visibles au maximum à 16 kilomètres à la ronde et qui sont installées au bout des jetées, des chenaux, sur des tourelles fixes ou des bouées flottantes.


2 Classement des phares par les gardiens eux-mêmes

Les gardiens de phare classent leur lieu de travail en trois catégories :


Les paradis, phares situés à terre,


Les purgatoires, construit sur des îles,


Les enfers, construit en pleine mer, isolés, avec des relèves incertaines en cas de mauvais temps.


Souvent, comme pour beaucoup de métiers, la carrière progressait de l’enfer au paradis.

Chiffres de comparaison

LE PLUS HAUT : L’île Vierge

Ce phare du Finistère est plus haut que celui le plus haut d’Europe, avec plus de 82 mètres et 397 marches.



LE PLUS ANCIEN : Cordouan

Situé dans la Gironde. Cordouan a été construit au XVIe siècle et classé Monument historique en 1862.


LE PLUS PUISSANT : Créac’h

Situé à Ouessant dans le Finistère, son éclairage porte à 63 kilomètres et abrite le musée des Phares et Balises.


LE PREMIER AUTOMATISE : Armen

Ce célèbre phare, au large de l’île de Sein, a été automatisé en 1990.


LE PLUS ELOIGNE : Les roches Douvres

Ce phare, qui se trouve dans les Côtes d’Armor, est à 50 kilomètres de la terre ferme.