Saint Valery en Caux origin's





SAINT VALERY EN CAUX

ORIGIN'S

1975

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Un peu d'histoire

Après la seconde guerre mondiale, le port de Saint-Valéry-en-Caux s’est retrouvé en grande partie saccagé. La priorité était alors de reconstruire la ville, détruite à soixante-dix pour cent par les bombardements Allemands. Le port, totalement envasé, est resté à l’abandon jusque dans les années 1970. Seul l’avant-port où étaient amarrés quelques bateaux de pêche était encore praticable, mais le port lui-même paraissait définitivement condamné. Le courage politique et la détermination de l’ancien maire, Jacques Couture, en ont décidé autrement. Malgré le désengagement de l’Etat et du département, les travaux, lancés vers 1975, se sont échelonnés sur une dizaine d’années, nécessitant des investissements colossaux.


La première étape a consisté à désenvaser le port et à le creuser. Les anciens quais construits directement sur la platier, terrain de marne et de calcaire, sans aucune fondation, ont engendré plusieurs sentiers de consolidation menés à partir des années 1980.


L’entretien d’un port requiert des perpétuelles rénovations, ainsi les portes de navigation ont récemment été remplacées pour la troisième fois. Bientôt, ce sera le tour du pont levant qui devra être entièrement démonté et repeint.


Mais la priorité donnée aux travaux les plus urgents reporte à plus tard quelques beaux projets de réhabilitation du patrimoine, comme celui de la reconstruction de l’ancien brise-lame en bois qui facilitait la navigation dans le chenal.

La capitainerie

La capitainerie occupe une position stratégique, au pied du pont levant, à cheval entre l’avant-port et le bassin de plaisance. Derrière les vitres teintées, le directeur Gildas Desnoyers et les trois agents portuaires possèdent une vue à 360° sur l’ensemble des quais.


La pièce circulaire est occupée d’un côté par le tableau de contrôle du pont et des portes de navigation, de l’autre par le bureau d’accueil des plaisanciers. Dans l’entrée se loge une petite remise où sont rangés les outils. C’est le domaine réservé de Bernard Nicolle, le doyen de l’équipe. Benjamin d’une famille de pêcheur, il travaille à la capitainerie depuis 1972 et connaît le port mieux que personne. A l’époque, il y avait à peine dix bateaux, tous en bois. Il possédait son propre doris baptisé du nom de son personnage de bande dessinée préféré, Picsou, avec lequel il pêchait uniquement pour le plaisir. Il se qualifie lui-même d’homme à tout faire : la plomberie parce qu’il adore ça, un peu d’électricité et beaucoup de grutage. Tous les matins, sa première corvée est de vider les poubelles du port. Puis il file sur les quais où il passe la journée autour de deux grues à soulever des bateaux.


L’abonnement des plaisanciers comprend un grutage gratuit, alors à raison de six cents anneaux dans le bassin, l’activité ne manque pas.


Les deux autres agents portuaires, Manu et Franck Dulong reçoit un plaisancier, Manu Cote est aux commandes du tableau de bord. Il déclenche la sirène et les feux lumineux annonçant la fermeture des barrières. Ensuite, il actionne les manettes d’ouverture des portes de navigation, puis celle du pont lui-même, soulevant en quelques secondes, grâce à deux contrepoids de vingt-cinq tonnes chacun, le tablier, structure en fer recouverte d’une surface goudronnée pendant la bagatelle de quarante tonnes !


Manu sort de sa cabine et se penche au-dessus des portes de navigation pour saluer chaque bateau sortant. Dans le chenal de l’avant-port, les bateaux entrant attendent leur tour en file indienne. En ce lundi de septembre, l’opération s’effectue en quelques minutes. En revanche, l’été et le week-end, certains « ponts » peuvent durer jusqu’à trois quarts d’heure. Les portes ouvrent deux heures avant et après la pleine mer, soit quatre à cinq heure d’ouverture par marée selon le coefficient.


La contrainte des portes de navigation, isolant le bassin, a l’avantage de rapprocher les plaisanciers : « Souvent, les gens naviguent sur les bateaux des uns et des autres parce qu’ils l’ont préparé et nettoyé ensemble. »


La capitainerie est ouverte trois cent soixante-cinq jours par an. Gildas, Bernard, Manu et Franck se relaient, assumant plusieurs fonctions à tour de rôle : grutage, manœuvres des portes et du pont, entretient des quais et des bassins, accueil des plaisanciers et administration.

Vu sur Paris Normandie

La capitainerie du port de plaisance de Saint-Valery-en-Caux a accueilli Gérard Colin, président de la com’com, Jean-Caude Claire et Patrick Victor, vice-présidents, ainsi que Dominique Chauvel, députée- maire et Alain Poilvé, 1er adjoint, mardi 26 juillet. Le port compte, cette saison, moins de visiteurs que l’année dernière et en particulier moins d’Anglais qui habituellement sont nombreux à y faire escale. Les mauvaises conditions météo au mois de juin peuvent sans doute expliquer cette légère baisse. Gérard Colin a annoncé la possibilité de travaux pour les prochains mois, comme la mise en sécurité de la zone de carénage, le marquage de la capitainerie et la réfection de la grue de 10 tonnes.


[PARIS NORMANDIE source]