Le wiki de Saint Valery en Caux
Le port de Saint Valery en Caux





LE WIKI DE

SAINT VALERY EN CAUX

PASSE

LE PORT DE

SAINT VALERY EN CAUX

CONTRIBUEZ EN OFFRANT  UN DON

Les origines de la ville

La bataille de Saint Valery en Caux

.

Les troupes françaises et alliées, obligées de reculer face à l’avance des Allemands, souhaitaient évacuer leurs hommes vers les ports du Havre ou de Dunkerque. Mais les forces Allemandes, avec à leur tête le maréchal Rommel, encerclèrent rapidement les armées alliées qui furent contraintes de se rabattre sur Saint-Valéry-en-Caux. Le 10 juin 1940, les premiers bombardements tombèrent sur la ville tandis qu’au large, des bateaux attendaient pour récupérer les soldats. Les Allemands parvinrent à occuper les plateaux ouest et est, et intensifièrent leurs attaques dans la journée du 11 juin. Egalement bloqués par les marées, les soldats étaient pris au piège. Par conséquent, le 12 juin, les généraux français et anglais capitulèrent.


Au total, seulement trois mille hommes réussirent à atteindre les bateaux et à être évacués. Tout le quartier de la plage, le quai d’Amont, une partie du bas du quartier Saint-Léger, ceux de l’église et de la Chapelle Notre-Dame de Bon Port furent détruits. Certains civils du centre-ville avaient trouvé refuge dans des caves, sur la route de Dieppe ou dans la campagne avoisinante.

Le nom de Saint-Valéry-en-Caux viendrait du nom du moine Vallery, mort en 622 et béatifié. Moine d’origine auvergnate, il aura fondé un premier monastère sur la côte, qui deviendra plus tard Saint-Valéry-sur-Somme. Il aurait ensuite évangélisé une partie de la côte et bâti le premier édifice chrétien de Saint-Valéry-en-Caux.


La ville de Saint-Valéry-en-Caux (prononcez Saint Val’ri) est installé dans un vallon orienté nord-ouest / Sud-ouest, dont l’amont est occupé par une colline. A l’origine s’y trouvait une immense forêt de Chênes, de Hêtres et d’Ifs, qui descendais jusqu’à la mer. C’est cette ouverture sur la mer qui deviendra le berceau de la ville, lieu d’échouage dans l’échancrure des falaises.


Il existe des traces d’occupation du sol dès l’époque romaine : d’anciennes monnaies ont en effet été retrouvés dans les jardins de la Saint Léger, provenant vraisemblablement de Celtes de la Gaule belge. La ville de Saint-Valéry-en-Caux est ensuite mentionnée dans une charte délivrée par Richard 1er, Duc de Normandie le 15 Juin 990, dans laquelle il fait don au monastère de Fécamp de divers territoires, dont Saint-Valéry-en-Caux. Son fils Richard II confirma cet acte en 1026. Saint-Valéry-en-Caux resta sous la tutelle de l’abbaye de Fécamp jusqu’à la Révolution : les moines entreprirent alors les premiers travaux d’aménagement du port qui, en 1209, est signalé pour la pêche aux Harengs. A la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle, des pêcheurs de Veules-les-Roses s’installèrent dans le quartier de Bohême à la suite de la destruction de leur port. Mais à la fin du XVe siècle, après différents conflits, la ville se retrouva ruiné et le port envahi par la vase. Il fallut attendre 1612 pour que de nouveaux travaux commencent à lui permettre de recouvrer son activité. En 1660, Louis XV fit déboucher le port rempli d’un amas de vase et de galets et maçonner les quais. La tutelle de l’abbaye de Fécamp disparut : la ville posséda alors sa mairie, la haute justice, le siège d’amirauté et le grenier de sel. Lors des guerre Napoléoniennes avec les Anglais, la ville de Saint-Valéry-en-Caux arma les bateaux corsaires : les Valériquais furent ainsi faits prisonniers puis libérés à la fin des hostilités.


Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la ville se retrouva assiégée. Du 10 au 12 juin 1940 se déroula « la bataille de Saint Valéry » : bombardé par l’armée Allemande, le centre-ville durement touché fut détruit à près de 70%. Au lendemain de l’armistice, les travaux de reconstruction commencèrent : le centre-ville fut entièrement rasé pour laisser place à des constructions nouvelles.

La reconstruction

.

Les premières réflexions sur la reconstruction de la ville de Saint-Valéry-en-Caux, durement touché par la guerre en 1940, datent de 1942 et son l’œuvre de l’architecte Raymond Lopez (1904-1966). En 1946, c’est l’architecte Trepsat qui fut chargé du remembrement du centre-ville. Puis, en 1947, de nouvelles rues furent créées. Henry Tougard, en 1950, établit un modèle qui fut décliné sur les différentes parcelles de la reconstruction des ilots.


Cette reconstitution permit de surélever le centre-ville afin d’éviter les inondations lors des grandes marées : ainsi seize ilots virent le jour entre 1951 et 1964. Ces habitations modifièrent en profondeur le paysage architectural de la ville par l’utilisation de formes et de matériaux nouveaux. C’est en effet désormais en béton que furent construits les immeubles : pour certains, les murs en béton enduit avec des baies entourées de briques et un toit d’ardoise, pour d’autres, les architectes réalisent des façades avec inclusion de silex éclatés, soubassement en bandeaux et corniches en ciment bouchardé, complétées par des tableaux des tableaux de baies en briques de parement, d’autres bâtiments encore sont construits avec un revêtement en enduit avec adjonction de quartz blanc, un chaînage en béton brut de décoffrage et des balcons en sapin, afin de garder le caractère balnéaire de la ville. Cette reconstruction s’acheva en 1964.

  

La catastrophe ferrovière

.

Il y a tout juste 70 ans, le samedi 17 janvier, 2000 soldats et officiers rescapés du naufrage du Liberty-Ship, coulé par un sous-marin allemand dans l'Atlantique et débarqué du Havre en partance pour le front des Ardennes, embarquaient dans un train formé de 40 wagons de marchandises pour rejoindre le camp Lucky-Strike à Janville, sur la commune de Paluel.



Ils devaient ensuite rejoindre le front dans les Ardennes.



Ce train avait pour terminal la gare de Saint Valery toute proche du camp Lucky-Strike. En amont le train passe à Motteville, franchit la gare de Saint-Vaast / Bosville, passe le point culminant avant de s'engager dans une longue rampe descendante qui mène au terminus.



C'est à ce moment que les freins lâchent. Le convoi accélère en brûlant les arrêts d'Ocqueville et de Néville. Sa vitesse est estimée à 80 km/h lorsqu'il s'écrase sur le buttoir et contre le bâtiment voyageurs de la gare de Saint Valery.



Cent morts sont sortis des décombres, ainsi que de nombreux blessés.



C'est cet évènement tragique qui était remis en mémoire, lors d'une cérémonie des élus et des anciens combattants au pied de la plaque commémorative posée sur l'ancienne gare.



Parmi cette délégation, on retrouvait le capitaine de vaisseau Didier Le Guigot, délégué militaire départemental. Il a prononcé un dicours très remarqué : << Dans cette partie de la Normandie, pétrie de tradition maritime, le destin de ces hommes les fait un peu ressembler à des marins. Ils avaient quitté leur foyer, leur famille, leur pays. Ils avaient traversé les mers, enduré l'angoisse, la solitude, la peur des éléments et de la mort, unis par la même fraternité et un même espoir de retour une fois la mission accomplie.