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DOSSIER REVOLUTION

1774

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LA REVOLUTION

Le vent d'Amérique

La seule grande idée politique de Louis XVI est de donner à son pays sa revanche sur l’Angleterre, qui lui a imposé en 1763 le traité de Paris à l’issue de la désastreuse guerre de Sept Ans qui a vu la France enregistrer de sévères défaites en Amérique et aux Indes, et prendre une grande part de son « empire ». Au ministère des Affaires étrangères, Charles GRAVIER de Vergennes prépare alors patiemment une guerre inévitable contre l’Angleterre, comptant sur la révolte des colonies d’Amérique. L’armée est réorganisée, des écoles militaires sont ouvertes, l’artillerie est perfectionnée grâce à Gribeauval et la marine dotée de nouveaux bâtiments pour compter quatre-vingts navires de guerre. Des espions français sont infiltrés en Angleterre et Vergennes connait ainsi la position de tous les navires britanniques.

 

En 1776, les insurgés américains envoient à Versailles Benjamin FRANKLIN qui reçoit un accueil très favorable. La guerre d’indépendance des treize colonies américaines enthousiasme de nombreux jeunes Français. La Fayette ou Pierre Charles l’Enfant, le futur architecte de la ville de Washington, en sont les exemples les plus célèbres. Cette même année, Beaumarchais reçoit l’autorisation de vendre des armes et des munitions aux insurgés, l’année suivante. La Fayette traverse l’atlantique avec compagnons. En février 1778 enfin, un traité d’alliance est signé entre la France et les « provinces unies d’Amérique ».

Une couteuse victoire

Avec les huit mille Français de Rochambeau et les navires De Grasse, l’aide militaire française est capitale dans la victoire décisive de Yorktown en octobre 1781. La guerre se poursuit jusqu’en septembre 1783 et la signature du traité de Versailles met un terme à la guerre d’Indépendance américaine. La France en tire un indéniable prestige auprès du nouveau pays, mais pour la Couronne, le bénéfice est quasi nul : elle obtient Tobago et les comptoirs du Sénégal, ce qui est peu, et ne signe aucune des accords commerciaux qu’elle espérait passer avec l’État américain.


Cette guerre lointaine destinée à affaiblir l’Angleterre a surtout couté très cher, creusant plus encore un déficit abyssal. Le conflit a englouti plus d’un milliard de livres ! En outre, même si les soldats et les officiers revenus d’Amérique n’ont pas propagé l’idéal révolutionnaire (toutes les études montrent qu’ils ont été les derniers à se rallier à la Révolution), le succès des colonies américaines conforte une partie de l’opinion publique et les aspirations des Français éclairés. Les lecteurs du Contrat social de Rousseau ne peuvent en effet qu’admirer la Déclaration d’indépendance rédigée par Jefferson et Washington.

La réaction de l'Aristocratie

Auréolée de gloire militaire, la France est maintenant accablée par une dette colossale qui pèse lourdement sur toutes les décision politiques. Au même moment, une forte réaction nobiliaire, à la fois sociale, économique, politique et « professionnelle » vient ternir l’image de l’aristocratie. Alors que beaucoup de jeunes hommes ont vibré pour la cause américaine et rêvent de faire carrière dans les armes, le règlement du 22 mai 1781, connu sous le nom d’édit de Ségur, ferme aux roturiers et ex anoblis récent l’accès aux grades d’officier. Imposant aux candidats à la sous-lieutenance de prouver quatre quartiers de noblesse (apporter la preuve généalogique que quatre aïeuls au moins étaient bien nobles). Emblématique de la réaction nobiliaire qui se radicalise durant les années précédant la Révolution, l’édit de Ségur sera très fréquemment dénoncé dans les cahiers de doléances du tiers état.

L'échec de Turgot

Devenu roi en 1774, Louis XVI hérite d’une situation financière calamiteuse que dissimulent mal les fêtes somptueuses données à Versailles par une aristocratie insouciante. Lucide devant les soucis pécuniaires d’un état au bord de la faillite, le souverain confie à Turgot le contrôle des finances. Ce grand intendant présente au roi un audacieux programme de réforme et de modernisation de la monarchie : réduire les dépenses et introduire un impôt unique plus équitable, relancer l’économie en favorisant la liberté et les échanges.


Ce projet de despotisme éclairé à la française se heurte aussitôt à la « guerre des farines » d’avril à mai 1775, quand éclate une violente révolte contre la décision de libéraliser le commerce des grains, que l’on responsable de l’augmentation des prix. Le coup de grâce est porté par la levée de boucliers qui suit une série d’édits réformateurs supprimant notamment la corvée (une redevance sous forme de travail obligatoire pour l’entretien des routes par exemple) jugée particulièrement inéquitable. Quand Turgot est renvoyé e mai 1776, toutes les oppositions se sont constituées, celles des parlements, du peuple, des coteries de la cour. Les autres ministres réformateurs qui vont suivre (Necker, Calonne, Loménie de Brienne) ne sauront faire mieux.

Le poid de la dette

Tandis que l’opinion publique se fait toujours plus critique dans les libellés et les pamphlets, l’État reste paralysé par le fardeau de la dette. Les ministres se succèdent au poste de contrôleur général des Fiances sans pouvoir faire autre chose que multiplier les emprunts. L’hôtel du contrôle des Finances est bientôt surnommé « l’hôtel des déménagements » car pas moins de dix ministres s’y succèdent de 1774 à 1790. Nommé en 1783, Calonne se sont lui aussi dépassé par la situation. En 1786, le déficit des finances royales atteint les cent millions de livres, et les arriérés de la dette s’élèvent à plus de cinquante millions. A la suite de ses prédécesseurs, Turgot et Necker, Calonne propose alors une série de réforme radicales qui devraient permettre entre autres de lever des impôts sur les classes privilégiées du royaume.


Or Calonne ne sait guère d’illusions sur la réaction des parlements Il décide donc de demander l’approbation à une Assemblée des notables. Les cent quarante-quatre membres de cette assemblée, choisis par le roi, se réunissent à Versailles le 22 Février 1787. A Calonne ? qui a l’impudence d’exiger de ces notables qu’ls renoncent à une part de leurs privilèges, ceux qui opposent évidemment une méprisante fin de non-recevoir…

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Prologue

La France de Louis XVI est un pays moderne qui a connu des décennies de prospérité. Mais c’est un état aux structures politiques vieillies, incapable de se réformer au moment où la crise économique frappe violemment.