Hamlet | 2 ème partie
Les Darons |

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HAMLET au FESTIVAL D’AVIGNON LES 21 ET 22 JUILLET 2018 - Le roi du Danemark est mort… Deux mois ont passés et sa femme Gertrude se remarie avec Claudius son propre beau-frère ! Le jeune Prince Hamlet, fils de Gertrude et du feu roi, et neveu de Claudius, vit très mal cette situation… Or, au dehors des remparts du château d’Elseneur, apparaît, les nuits de pleine lune, un spectre ! Y aurait-il quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark ! Des mots, des mots, des mots… Etre ou ne pas être, là sera la question. Xavier Lemaire, après Les Coquelicots des tranchées (Molière 2015 du Théâtre Public) nous propose sa version d’Hamlet. Un théâtre vif-argent pour cette pièce mythique qui touche le cœur du doute, là où les croyances anciennes vacillent, où le monde se repense comme une solitude alors qu’il est multiple et pas forcément ordonné par une seule foi ! Une version fluide, charnelle et émotionnelle qui fera battre le cœur de chacun. [ AU BALCON ]

Hamlet | la critique Terra HUMANIS

L’avoir vu ou ne pas l’avoir vu…telle n’est plus la question car…


Il faut la voir, absolument ! voilà c’est dit et en plus c’est fait !



Nous avons vu Hamlet, adaptée et mise en scène par Xavier Lemaire et Camilla Barnes, la plus fameuse des pièces de William Shakespeare est à nouveau jouée, cette fois aux portes de Paris dans au Théâtre 14 au moment même où j’écris ces lignes.



Dans le rôle principal, Grégori Baquet, écorché, les émotions à vif, un torrent d’invincibilité à la fois et pourtant si fragile Hamlet ! une interprétation fascinante.



Je n’en n’oublie pas moins les comédiens et comédiennes qui lui donne la réplique grand dieu, extraordinaires, mais il me faudrait plusieurs pages pour en faire le tour et je ne dispose que de ces quelques lignes pour vous faire passer l’envie IRREPRESCIBLE de foncer au Théâtre !



Je n’ai jamais été un habitué des Théâtres, par manque de temps ou tout simplement d’inspiration je l’avoue, mais j’adores Shakespeare et je me suis laissé prendre au piège cette fois ci !


Que vous soyez Néophyte ou grand connaisseur quelque soit votre âge ou votre classe sociale cette adaptation ne vous laissera pas indifférent, c’est impossible et même moi qui suit dur à l’émotion j’admets que ça touche comme jamais.


Un jeu de comédien et comédiennes incroyable, une émotion et une vie tellement retransmise au public qu’il est impossible de ne pas en être touché. C’est une adaptation qui à gardé sa superbe rassurez vous mais qui se veut magnifiquement contemporaine à bien des égards des part la mise en scène ,le jeu des comédiens et comédiennes (je me répètes sur ce point car ils mettent « leurs tripes et leur âmes » bon sang !) jusqu’au décor aussi simple qu’incroyablement complexe à la fois par son utilisation, les musiques utilisées propres à chaque scènes, bref tout y est ,il est difficile d’en parler sans avoir l’envie de ne pas rentrer dans les détails, j’en rage ! mais non, ici point de « spoils » que diable ,si vous voulez en savoir en plus alors vous sortez de chez vous et vous ne vous posez aucune question et vous faites comme moi : ce soir c’est Théâtre, c’est Hamlet, Shakespeare !



Et pour le coup il n’y a rien de pourri au royaume de cette pièce (contrairement au royaume du Danemark) !

Manuel OLINGER | Claudius (Le Roi)

Formé tout d’abord au théâtre classique par le comédien Pierre Bianco puis à l’école Myriade à Lyon, dirigée par Georges Montillier, Manuel Olinger continue sa formation en Classe Libre du court Florent. En tant que comédien, de nombreux metteurs en scène comme Didier Long, François Bourcier, Lucas Franceschi, ou Fabio Marra lui ont offert l’opportunité de jouer de nombreux rôles avec comme partenaires des comédiens de talent tels que Bernard Giraudeau, Isabelle Gélinas, Francis Lalanne, Jérémie Rénier, Jean-Paul Bordes… Ces dernières années, il a joué en tournée dans Petits crimes conjugaux d’Éric-Emmanuel Schmitt. En 2015, il joue dans Les coquelicots des tranchées mis en scène par Xavier Lemaire. Parallèlement au théâtre, il se produit au cinéma, à la télévision, et met en scène Ruy Blas de Victor Hugo, L’annonce faite à Marie de Paul Claudel, Les femmes savantes de Molière et récemment Un tramway nommé désir de T. Williams avec Francis Lalanne.

Après 3 ans au Conservatoire de Bordeaux, Julie se forme au Living Theater de New York et au Bilingual Acting. Elle a joué dans Les Trois Soeurs de Tchékhov, mis en scène par Julie Brochen, La Ronde de Schnitzler, par Jean-Claude Durand au CDN de Bordeaux, Suite 2, Suite 3 de Minyana, par Frederic Villemur et Etienne Pommeray, Top Dogs de Urs Widmer, par Pilar Antony, The Big Funk et In My Other Life, de John Patrick Shanley (en anglais) qu’elle a mis en scène et dernièrement dans Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams, mis en scène par Manuel Olinger, avec Francis Lalanne. Elle chante dans des comédies musicales telles que Sang Blues à La Nouvelle-Orléans où elle partage la scène avec Claude Nougaro, Les Amants d’un jour, mis en scène par Jean-Louis Grinda autour des succès de Piaf, avec Jérôme Pradon, Delphine Grandsart, Sophie Tellier et Christine Bonnard, Eva Peron, la Flamboyante, lors du Festival de Lacoste produit par Pierre Cardin, mis en scène par Jean-François Vinciguerra avec Eve Ruggieri, Norah Amsellem et Philippe Do. Fin 2014, elle écrit et met en scène une comédie musicale en anglais Dog Cat Story, joué à l’Alhambra fin 2014. Enfin elle réalise le clip Woman du groupe Bristol mené par Marc Collin, en juin 2015. En 2017, elle a co-écrit et co-réalise Bureau de campagne, une mini-série autour de la politique avec Eric Delcourt et travaille au développement de sa série La rebelle avec Thierry Neuvic.

Julie DELAURENTI | Gertrude ( La Reine)

Pia CHAVANIS | Ophélie

Pia Chavanis intègre en 2014 les Ateliers du Sudden Théâtre sous la direction de Raymond Acquaviva. Elle joue dans les comédies musicales Frankenstein Junior, Grease, et Sister Act, mises en scène par Christophe Charrier et Angeline Henneguelle, au Théâtre des Béliers Parisiens. En 2015, elle est la chargée de diffusion et co-assistante à la mise en scène de Philippine Martinot et Jérémie Chanas, pour la pièce Pour Alice. La même année, elle joue dans l'Hôtel du Libre Echange, de Georges Feydeau, dans une mise en scène de Raymond Acquaviva au théâtre André Malraux. En 2016 et 2017, elle joue dans Pauline Cariou de Blandine Bonelli, dans Légère en août de Denise Bonal, mis en scène par Justine Haye; et dans La Voix des Femmes de Jodie Ruth, mise en scène par Philippine Bataille.

Philipp WEISSERT | Laërte, Francisco, la comédienne

Comédien, il fait sa formation à l’Ecole Claude Mathieu en 1995. Il rencontre Xavier Lemaire à l'occasion de Les coquelicots des tranchées (Molière du Théâtre public 2015). Il travaille avec Jérome Imard et Eudes Labrusse au sein de la compagnie le Théâtre du Mantois Le collier de perles du gouverneur Li-Qing, Madame, Elias Leister a disparu, Jeanne Barré la voyageuse invisible, L'intervention, avec Fabian Chappuis dans Marie Stuart, au Théâtre du Masque d’Or, avec René Albold dans Cyrano de Bergerac, Ruy Blas, Berlin ton danseur est la mort, Musée Haut - Musée Bas, Le conte d’hiver et Fabrice Pierre dans Yvonne, princesses de Bourgogne, Le jour se lève Léopold, Le procès de Jeanne d’Arc, avec Damien Bricoteaux Il était une fois…, Didier Bailly, dans La guinguette a rouvert ses volets, 3 nominations aux Molières 2005 dont le prix Spédidam de la meilleure comédie musicale) et Francis Sourbié dans Manon Lescaut, Rodogune, George Dandin.

Hamlet | Gregori BAQUET

Après 30 années à tourner, jouer, chanter, danser, mettre en scène, réaliser…



(À la TV dans Extrême Limite, Une femme d’honneur, Alice Nevers, dans des comédies musicales comme « Les années twist », « Roméo & Juliette », « Hair », mais aussi au théâtre où il travaille abvec Jérome Savary, Alain Sachs, Agnes Boury, Anne Bourgeois, Xavier Jaillard, Eric Bouvron, Pierre Loup Rajot, Michel Fagadau, Xavier Lemaire, il tourne aussi au cinéma avec Arnaud Desplechin, Jeanne Labrunne, Jean Loup Hubert, Yvan Calberac, Francis Weber…)



… Les choses sérieuses commencent. Auréolé d’un « Molière de la révélation masculine » en 2014, avec Victoire Berger-Perrin, Grégori fonde la « compagnie VIVE ».



 « On ne voyait que le bonheur » en est le premier projet

       


Être Hamlet, ou pas...


C’est amusant, car depuis que je commence à dire autour de moi que je vais jouer « Hamlet », j’assiste à deux types de réactions. Ceux qui me sourient, avec un petit air perplexe en me disant « Hé bin, Hamlet, Pfff, quand même, c’est pas rien. » Et ceux qui me demandent quel rôle je vais jouer dans ce spectacle. C’est assez cocasse de répondre à ces derniers « bah, Hamlet » et de voir leur air gêné de ceux qui n’y croient pas mais qui ne veulent surtout pas me blesser et qui te répondent du tac-au-tac : « Je rigole...».



Jouer Hamlet, c’est vrai que ça n’est pas rien. Autant j’avais longuement hésité à interpréter Louis Laine lorsque Xavier Lemaire m’avait proposer « L’Echange » de Paul Claudel, autant là, je ne sais pas, l’inconscience de la maturité, cette envie de toujours aller chercher des difficultés, le fait que cela soit justement Xavier qui me le propose, je n’ai même pas réfléchi une seule seconde. Je savais au fond de moi que ce personnage devait croiser ma route un jour ou l’autre.



Il y a deux spectacles qui ont bouleversés ma vie de jeune adolescent. « Le soulier de satin » de (toujours) Claudel, dans la mise en scène d’Antoine Vitez que j’ai vu deux fois en intégral dans la Cour d’honneur du Palais des papes à Avignon, et « Hamlet » dans la mise en scène de Patrice Chéreau, au théâtre des Amandiers de Nanterre. Gérard Desarte y campait un prince du Danemark absolument époustouflant de fulgurances et de poésie. La mise en scène du maître était d’une inventivité extraordinaire et je me souviens m’être dit à chacune des 9neuf représentations auxquelles j’avais assisté à l’époque, « un jour, je jouerai Hamlet ».


Depuis toujours, il rôde autour de moi. Il revient par des biais incongrus, des amis qui m’en parlent, des livres qu’on m’offre traitant de lui ...



Hamlet et moi sommes comme deux frères depuis longtemps. J’ai de nombreux points communs avec lui. Peut-être est-ce pour ces mêmes traits de caractère que je suis apprécié tout autant que méconnu, dans mon métier. Tout comme lui j’aime la pureté des âmes, la droiture, la fidélité. Les injustices et les bassesses humaines m’écœurent et me rendent dingue. Étant un contemplatif, je suis souvent pris d’une profonde mélancolie, qui peut se changer en dépression lorsque je suis le témoin d’une chose qui me révolte. Je ne cherche pas à feindre. J’essaie d’être le plus entier possible. J’aime la vie, l’amour et les gens. Hamlet est un concentré de tout cela. La seule différence qui nous oppose, et non des moindres est son désir de vengeance. Là, je ne suis pas du tout comme lui. Je suis pour l’acceptation, l’apprentissage des leçons de vie, et le pardon. Des autres et de soi-même. Voilà pourquoi ce personnage va être un merveilleux terrain de jeu. Tout comme cette pièce, magistrale, le sera pour mes camarades comédiens.



Depuis plusieurs années déjà, Xavier me parle de ce projet. Nous en débattons. Nous échangeons. Nous confrontons nos idées. Il me fait lire les nombreuses traductions et adaptations qu’il a pu trouver, je lui parle des nombreuses versions cinématographiques ou théâtrales que j’ai pu voir et revoir. Un formidable melting-pot se met en place. Le terreau merveilleux pour laisser pousser un grand projet. Car tout autant que de me confronter à ce personnage si monumental, c’est aussi, la vie de troupe, l’aventure humaine que propose à chaque création Xavier Lemaire et sa compagnie « les Larrons » qui m’excite terriblement.



Être ou ne pas être, Hamlet ? Bien sûr que oui, je veux l’être. Avec toute ma fougue, mon engagement. Malgré ses méandres sinueux, ses impasses, ses doutes et la complexité de ses sentiments, je veux m’abandonner à lui. Pour cela j’ai besoin d’un metteur en scène en qui je puisse faire entièrement confiance. Avec qui je peux me laisser totalement aller, me laisser succomber pour ne faire plus qu’un avec le personnage. Je l’ai désormais à mes côtés.



Il y a peu, il m’a dit :

« Greg, je ne veux pas que tu joues le gars qui joue le fou, je ne veux même pas que tu joues le fou, il faut que tu sois fou. ».



Cher Xavier, je mets tout ce que je sais faire et ce que je suis, entre tes mains. Fais-en bon usage.

Didier NIVERD | Polonius

Issu d’une famille de musiciens et d’acteurs, Didier Niverd fait ses classes à l’Ecole Charles Dullin (TNP) et au cours Jacques Lecoq, G. Le Breton et Andreas Voutsinas. Au théatre, on a pu le voir récemment dans Les coquelicots des tranchées, de Georges-Marie Jolidon, mise en scène Xavier Lemaire, Molière 2015 du meilleur spectacle public, Les Prométhéens, écrit et mis en scène par Mathieu Hornuss (2016), Novembre Alger, de B. Molkhou, mis en scène par M.Pistolesi (2016-2017). Il a notamment travaillé sous la direction de Jean-Marie Villégier, Michel Dubois, Xavier Lemaire, André Reybaz, Raymond Paquet, François Frapier, Joël Dragutin, Stéphan Meldegg, Gérard Vergès, E. Kroy, Yves Pignot, M.Pistolesi… et joué Molière, Jarry, Marivaux, Hugo, Racine, Dostoievsky, Musset, Labiche, Corneille, Caldéron, Goldoni, Beaumarchais, Feydeau Shakespeare, Corman, Tchekov, Beckett, Guitry, Brecht......