Charlie CHAPLIN : Quatrième partie
Sir Christopher LEE : Deuxième partie







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CHARLIE CHAPLIN

QUATRIEME PARTIE

NEE LE 27 MAI 1922

DECES : 07 JUIN 2015

+ DE 201 FILMS

CHRISTOPHER LEE

DEUXIEME PARTIE

Premiers rôles : 1946-1956

Après la démobilisation de 1946, Lee ignore encore quelle tournure prendra son avenir professionnel. Sur une suggestion de son cousin, le diplomate italien Nicolò Carandini, il opte pour le métier d'acteur et décroche un contrat de sept ans avec la firme cinématographique Rank. Il débute au cinéma en 1948 dans la romance fantastique L'Étrange Rendez-vous de Terence Young. La même année, il joue aux côtés de Sir Laurence Olivier dans une adaptation cinématographique d'une pièce de Shakespeare, Hamlet, laquelle a la particularité de l'associer pour la première fois à l'écran à son futur compagnon de route, Peter Cushing. Lee peine pendant dix ans avant de s'imposer dans le métier, sa trop grande taille (1,92 m) et son physique latin l'écartant de tout rôle significatif. Le plus souvent, en effet, les vedettes préfèrent s'entourer de partenaires au physique « standard » et d'une taille inférieure ou égale à la leur, afin qu'ils ne puissent « attirer l'attention du public » durant leurs scènes.


Au cours des années 1950, Lee tourne dans une trentaine de films, le plus souvent dans de petits rôles (parfois supprimés au montage). La plupart sont des films de seconde zone, destinés à une diffusion purement locale, mais quelques grands classiques du film d'aventure se détachent du lot : Capitaine sans peur de Raoul Walsh en 1951, Le Corsaire rouge de Robert Siodmak en 1952, Les Quatre Plumes blanches de Zoltan Korda en 1955, Au sud de Mombasa de George Marshall en 1956. De nombreux engagements à la télévision le sauveront d'ailleurs souvent du chômage. S'il ne parvient pas encore à se hisser au rang de vedette, Lee se forge progressivement une solide réputation d'acteur de second plan. Signe d'une certaine reconnaissance, son nom est de plus en plus souvent mentionné aux génériques.

De son enfance à ses débuts

Christopher Lee naît à Belgravia, un quartier de Londres, le 27 mai 1922. Fils de Geoffrey Trollope Lee, lieutenant-colonel dans le 60e régiment d'infanterie royal (60th King's Royal Rifle Corps) et de la comtesse Estelle Marie Carandini di Sarzano. Il a une sœur de cinq ans son ainée, Xandra (future mère de l'actrice Harriet Walter). Il est le cousin par alliance de Ian Fleming, auteur de James Bond.


Espérant intégrer le très prestigieux Eton College, le jeune Christopher est d'abord admis à la très sélective école préparatoire Summer Fields School , dans la région d'Oxford, où il étudie la littérature classique, le Grec ancien et le latin.


À la suite de quelques revers de fortune liés à la grande crise économique, sa famille le contraint à concourir à une bourse scolaire qui lui échappe de très peu à Eton, mais qu'il obtient en seconde tentative à Wellington College , une institution plus ouvertement militaire. Désargentée et séparée de son père ruiné, sa mère l'enjoint d'abandonner ses études pour gagner sa vie un an avant d'aborder le second cycle.


En 1939, alors âgé de 17 ans, il assiste à la dernière condamnation à mort publique en France à Paris.


Enchaînant de petits emplois de coursier à la City, il se porte d'abord volontaire pour combattre l'Union soviétique aux côtés de la Finlande lors de la guerre d'Hiver. Il croise à cette occasion l'écrivain français d'extrême droite Jean Fontenoy lors du trajet en cargo qui le conduit en Scandinavie. En 1941, l'année même du décès de son père, militaire en retraite, il s'engage dans la Royal Air Force en espérant devenir pilote. Comme une défaillance du nerf optique l'en empêche, on l'affecte au service des renseignements dans l'encadrement de pilotes. Lors de la reconquête de l'Afrique du Nord, durant toute la Seconde Guerre mondiale, au Long Range Desert Group et au Special Operations Executive, il sera élevé au grade de « flight lieutenant » (capitaine) au moment de contribuer à la dénazification de l'Allemagne, ce qui l'amènera à croiser quelques grands criminels de guerre et à témoigner de l'horreur des camps de concentration.

Le seigneur des anneaux,

Star Wars

Un retour éclatant !

C'est à la fin des années 1990 que deux nostalgiques des frayeurs hammeriennes convient Lee à leur table.


En 1999, Tim Burton réalise Sleepy Hollow avec Johnny Depp dans lequel Christopher Lee fait une brève mais mémorable apparition. Cette dernière redonne à la carrière de l'acteur britannique un second souffle.


Il est alors approché par Peter Jackson pour incarner Saroumane dans la trilogie du Seigneur des anneaux aux côtés de Ian McKellen, Elijah Wood et Viggo Mortensen. Coïncidence, Lee avait déjà remis quelques années plus tôt le Grand Prix du Festival d’Avoriaz au même cinéaste pour son film Braindead en 1993. Cette trilogie, adaptée du roman de Tolkien — on notera également qu'il est la seule personne de l'équipe du film à avoir rencontré un jour ce dernier —, remporte un véritable succès international.


Marchant sur les traces de son ami Cushing, qui avait interprété auparavant le Grand Moff Wilhuff Tarkin dans le premier opus de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir de George Lucas en 1977, Christopher Lee signe à son tour pour la saga homérique du même réalisateur dans le rôle du comte Dooku alias Dark Tyrannus dans les deuxième (L'Attaque des clones) et troisième opus (La Revanche des Sith).


Ce fut un retour sur scène éclatant. Christopher Lee croule sous les récompenses honorifiques (il a été anobli par la reine en 13 juin 2009 et décoré Chevalier des Arts et des Lettres en France) et artistiques (étoiles sur les « boulevards de la célébrité » à Londres, plusieurs nominations aux Oscars et de nombreuses récompenses spéciales pour l'ensemble de sa carrière).


En 2002, à la suite du décès de Richard Harris, il fut un temps pressenti avec Ian McKellen, son collègue du Seigneur des anneaux, pour reprendre le rôle d'Albus Dumbledore dans la saga Harry Potter, mais on leur préféra finalement Michael Gambon.


Sous la direction de Tim Burton, Lee est retourné au grand écran en 2005, pour deux métrages fantastiques : Charlie et la Chocolaterie, où il interprète un dentiste inquiétant accompagné une nouvelle fois par Johnny Depp et le film d'animation Les Noces funèbres dans lequel Lee prête sa voix à un pasteur loufoque. Il retrouve le cinéaste américain, en 2012, pour incarner le pêcheur Silas Clarney, dans Dark Shadows.


Il double également la voix de DiZ et d'Ansem le sage dans Kingdom Hearts 2.


En 2004, Christopher Lee ajoute une nouvelle corde à son arc en prêtant sa voix comme narrateur du groupe de metal symphonique italien Rhapsody of Fire pour l’album Symphony of Enchanted Lands II: The Dark Secret, pour lequel sa voix profonde donne un excellent rendu dans la logique musicale du groupe. Il a également participé au single The Magic Of The Wizard's Dream, sorti en 2005, en y chantant en duo avec Fabio Lione sur quatre versions de la chanson éponyme, chacune dans une langue différente : anglais, italien, français, et allemand. Il a aussi prêté sa voix au groupe de heavy metal américain Manowar toujours en tant que narrateur pour trois titres de leur nouvel album Gods of War (sorti en mars 2007), ainsi que sur le titre Dark Avenger sur leur remake de leur propre album Battle Hymns, « Battle Hymns MMXI », en remplacement d'Orson Welles qui assurait la narration pour leurs albums au début des années 1980.


En 2008, de retour dans l'univers de Tolkien, il est le narrateur de la version audio du livre Les Enfants de Húrin de J. R. R. Tolkien et Christopher Tolkien (HarperCollins AudioBooks). En 2008 toujours, l'acteur a enregistré le doublage du Comte Dooku pour le film d'animation Star Wars: The Clone Wars, reprenant ainsi un rôle qu'il a incarné au cinéma dans les épisodes II et III de la saga Star Wars.


En 2010, Christopher Lee sort un album solo By the Sword and the Cross sous le nom de Charlemagne dans un style opéra metal symphonique.


En janvier 2011, il est le narrateur vedette lors du concert du Seigneur des anneaux au Grand Rex à Paris. Sa narration est en français, langue qu'il maîtrise parfaitement tout comme l'italien, l'espagnol, l'allemand, le suédois, le russe et le grec.


Le 13 février 2011, il reçoit de la BAFTA, académie britannique des arts audiovisuels, l'Academy Fellowship, récompense pour sa carrière exceptionnelle.


Après une parenthèse en 2012 avec The Wicker Tree, il reprend le rôle de Saroumane dans la trilogie Le Hobbit de Peter Jackson. Il sort en 2012, 2013 et 2014 trois singles, avec des reprises metal de chansons de Noël.

  

Dracula

En 1957, il est remarqué pour sa grande taille, laquelle, de défaut devient un atout majeur. Il est alors appelé pour tenir le rôle de la créature du baron Frankenstein, incarné par Peter Cushing dans le film d'horreur Frankenstein s'est échappé de Terence Fisher. Les droits sur le masque de la créature de Frankenstein étant détenus par Universal Pictures, Lee propose qu'on appose sur son visage un patchwork de visages pour se rapprocher de l'aspect du monstre de Frankenstein décrit par Mary Shelley dans son roman. Ce film, produit par les studios de la Hammer Film Productions, remporte un vif succès auprès du public britannique.


C'est véritablement en 1958 avec le film Le Cauchemar de Dracula, également produit par la Hammer, réalisé par le même réalisateur et mettant en scène les mêmes acteurs, que le succès devient mondial. Autrefois interprété par l'acteur américain Bela Lugosi, l'interprétation légendaire du comte Dracula par Christopher Lee permet à celui-ci d'être reconnu en tant qu'acteur et de jouir d'une popularité planétaire dans le monde du cinéma.


Encore aujourd'hui, son nom est indissociable de celui du fameux vampire de Transylvanie. D'ailleurs, Christopher Lee reprendra ce rôle à dix reprises dans des films tels que Dracula, prince des ténèbres de Terence Fisher en 1966, Dracula et les femmes de Freddie Francis en 1968 ou encore Les Cicatrices de Dracula de Roy Ward Baker en 1970.


À la suite du succès de ce premier opus, les studios de la Hammer entreprennent une série de films d'horreur réunissant le même tandem, dans La Malédiction des pharaons et Le Chien des Baskerville, en 1959 réalisés par Terence Fisher.


Les deux acteurs partageront l'affiche dans plus de vingt productions, pour la plupart produites par les studios de la Hammer, lesquels deviennent les initiateurs du renouveau du film fantastique.


Dans les années 1960, habitué aux rôles machiavéliques, Lee tourne dans de nombreux films d'horreur tels que Hurler de peur de Seth Holt en 1961, La Gorgone de Terence Fisher en 1964, Circus of Fear de John Llewellyn Moxey en 1966 ou encore Les Vierges de Satan de Terence Fisher en 1968.


Très polyglotte (il parle anglais, allemand, italien, français, russe, espagnol, suédois, hébreu et grec), il tourne également dans des productions étrangères tels que Le Corps et le Fouet de Mario Bava, en 1963, La Crypte du vampire de Camillo Mastrocinque en 1964 ou encore Le Vampire et le Sang des vierges de Harald Reinl en 1967.


Ses rôles de méchants tels que Fu Manchu (qu'il incarnera cinq fois au cinéma) et Raspoutine, dans Raspoutine, le moine fou de Don Sharp en 1966, sont de véritables succès et accentuent son image d'homme inquiétant et effrayant.

  

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Des rôles plus variés

Dans les années 1970, Christopher Lee continue d'incarner le rôle du comte Dracula et de tourner dans des films d'horreur. Pourtant, trouvant que ce genre de films nuit trop à son image et à son talent d'acteur, il décide d'interpréter des rôles plus variés. Il multiplie les tournages en Europe, est appelé parfois pour un jour seulement et ne sait pas toujours quel est le scénario du film. Il joue des rôles tels qu'Artemidorus dans Jules César de Stuart Burge en 1970, le frère de Sherlock Holmes dans La Vie privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder en 1970, le comte de Rochefort dans Les Trois Mousquetaires en 1973 puis une suite l'année suivante On l'appelait Milady signé par Richard Lester ou encore le méchant, Francisco Scaramanga dans un James Bond, L'Homme au pistolet d'or de Guy Hamilton en 1974.


En 1976, il interprète encore une fois le comte Dracula mais cette fois-ci sous le signe de la comédie burlesque dans un film français d'Édouard Molinaro Dracula père et fils. La même année, il quitte définitivement les studios de la Hammer pour la Californie.


En 1977, son premier film américain, Les Naufragés du 747 de Jerry Jameson, lui vaut la sympathie du syndicat des cascadeurs, Lee ayant participé aux séances d'apnée durant le tournage du film. Il devient d'ailleurs membre à vie et porte-parole de plusieurs associations de cascadeurs. En 1979, il tient le rôle d'un commandant allemand dans le film 1941 de Spielberg.


Dans les années 1980, loin de s'estomper, la carrière cinématographique de Christopher Lee devient très prolifique, celui-ci accumulant les apparitions autant sur grand écran que sur le petit écran télévisuel.


Il joue dans des films télévisés comme La Salamandre de Peter Zinner en 1981, où il côtoie des acteurs tels que Franco Nero, Anthony Quinn et Claudia Cardinale ou encore Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Buzz Kulik en 1989 où il retrouve ses compatriotes Eric Idle, Peter Ustinov et Robert Morley.


En 1989, il interprète le rôle de Charles-Henri Sanson, le bourreau de Louis XVI et Marie-Antoinette - entre autres - dans le film La révolution française, les années terribles, de Richard t. Heffron.


Bien que ces films redonnent à Lee quelques succès, quoique succincts et passagers, sa notoriété diminue.


Il s'essaie également au doublage pour le long métrage d'animation La Dernière Licorne dans lequel il interprète le rôle du Roi Haggard tant dans la version originale anglaise que dans la version allemande.


La carrière de Lee semble stagner jusque vers la fin des années 1990 malgré des petites apparitions notables dans des films tels que Gremlins 2, la nouvelle génération de Joe Dante en 1990 ou Le Bouffon de l'horreur de Simon Sprackling en 1994.