Le secret des séries télévisées | 1ère partie

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Kenneth Johnson est un scénariste, producteur, réalisateur et compositeur américain né le 26 octobre 1942 à Pine Bluff, Arkansas (États-Unis).

Mark HARRIS | L'homme poisson

Grâce à ses scénarios originaux et à ses décors soignés, l’Homme de l’Atlantide a rapidement conquis les ados. Le premier rôle tenu par Patrick Duffy (le futur Bobby Ewing de Dallas), tandis que le machiavélique Victor Buono apporte une touche d’humour dans les épisodes où il apparait, flanqué de son veule majordome. Patrick Duffy incarne un homme aux doigts palmés souffrant d’amnésie découvert sur une plage. Les médecins constatent bientôt qu’il est doté de branchies et ne peut survivre à l’air libre que durant en laps de temps limité. Celui qui s’avère être le dernier survivant de la mytique Atlantide est alors engagé par une agence gouvernementale, la Fondation pour la Recherche, chargée de protéger les océans.


Diffusée à l’origine sur T.F.1., l’Homme de l’Atlantide est accueilli par La Cinq en 1986, avant de faire son comeback sur la chaîne Gay Friendly Pink TV dans les années 2000. Patrick Duffy mis en valeur par son unique costume : un maillot de bain jaune particulièrement moulant.


La série a abordé les thèmes suivants : Les créatures mythologiques, l'hypnose, le voyage dans le temps, la télépathie, les manipulations génétiques, la réincarnation, l'intelligence artificielle, la possession, la vie extraterrestre, l'Atlantide, les déchets de l'espace, la fonte de la calotte glaciaire. L’ignoble Mr Schubert est incarné par Victor Buono. L’acteur rêvait de jouer un méchant sur le long terme à la télévision, après être apparu dans Les Mystères de l'Ouest. Il y a cependant apporté une bonne dose d’humour, rendant son personnage à la fois « sympathique », énigmatique et bien peu courageux. La première saison a été précédée de 4 téléfilms diffusés du 4 mars 1977 au 12 juin 1977. La première saison se compose de 13 épisodes de 45 minutes diffusés du 22 septembre 1977 au 6 juin 1978. Le style de nage très particulier de l'homme de l'Atlantide, nageant en faisant onduler son corps entier sans utiliser les bras (sa nage ressemble à celle pratiquée par un dauphin), est à noter comme détail caractéristique de la série.

Star Wars | Version Nippon

San Ku Kaï est un space opera à la sauce karaté que l’on n’hésitera pas à qualifier de kitschissime. Visiblement impressionnés par le visionnage de Star Wars, ses créateurs ont puisé leur inspiration.


Ainsi retrouve-t-on au générique un petit robot évoquant étrangement R2-D2 et baptisé Sidéro, une créature poilue nommée Siman qu’on peut rapprocher de Chewbacca, et des jittes, armes traditionnelles japonaises à la place des sabres laser des Jedi. Le synopsis aussi rappelle quelque chose : les rebelles luttent contre un tyran qui cherche a asservir l’Univers à la tête d’une armée de chevaliers vêtus de noir et casqués.


Tourné avec un budget serré, San Ku Kaï se regarde au troisième degré et devient alors éminemment comique, notamment dans les scènes où les acteurs ont recours à des équipements hautement sophistiqués, comme des lunettes de ski ou des casques motos des années 1950.


Pour faire bonne mesure, le générique de la version française est un morceau disco à souhait concocté par Eric Charden et Didier Barbelivien.


La série a été précédée par un film, Les Évadés de l'espace, réalisé par Kinji Fukasaku. La grande majorité des scènes de combats spatiaux dans San Ku Kaï sont d'ailleurs directement reprises de ce film (elle aurait d'ailleurs été conçue avec l'ambition de rentabiliser les décors et autres effets spéciaux du film). De fait, ces scènes spatiales sont remarquablement fluides, et contrastent quelque peu avec le reste, réalisé, à l'évidence, avec un budget plus réduit.

  

Tandem | Culte

Diffusé de 1978 à 1984 sur T.F.1., Starsky et Hutch met en scène deux flics californiens aux méthodes peu conventionnelles, qui font régner l’ordre à bord de leur flamboyante Ford Gran Torino, un modèle remis à l’honneur par Clint Eastwood dans le film du même nom. Cette série démarque par son ton humoristique, surtout dans les séquences qui mettent en scène l’indic Huggy « les bons tuyaux ».


Les doublages, exécutés par Jacques Balutin et Francis Lax qui prêtent respectivement leur voix à Paul Michael Glaser (Starsky) et David Soul (Hutch), ne sont pas étrangers au succès du feuilleton en France, les deux comédiens n’hésitant pas à forcer la noter humoristique, nettement moins appuyée dans la version originale.

  

Le grand | Géant vert

C’est en 1962, dans un publication Marcel Comics, que Stan Lee et Jack Kirby présentent à leurs lecteurs ébahis un monstre vert répondant au doux nom de l’Incroyable Hulk. Les deux hommes ont par ailleurs imaginé de nombreux personnages habillés de combinaisons moulantes et doté de pouvoirs surnaturelles, comme les Quatre fantastiques ou les X-Men.


L’adaptation télévisuelle de leur bande dessinée ne nécessitera pas moins de deux acteurs, Bill Bixby, qui incarne Hulk au repos, alias le docteur Robert Bruce Banner (devenu David Brice Banner pour le petit écran) et le culturiste Lou Ferrigno, qui prête sa masse musculaire) son double monstrueux.


A la suite d’une exposition aux rayons gamma, le docteur Banner se transforme en une créature hideuse à la force colossale chaque fois qu’il est soumis à un choc émotionnel. Un garçon qu’il ne fait pas bon d’agacer, donc ! Lorsqu’il reprend son apparence normale, il ne garde aucun souvenir des exactions commise par son double. Sa situation se complique encore lorsque son laboratoire explose accidentellement. Déclaré mort, Banner opte pour la clandestinité et parcourt le pays en attendant de trouver un moyen de contrôler ses mutations, Au fil de sa quête, les occasions de se changer en Hulk ne manquent pas, alimentant la curiosité du journaliste Jack McGee, qui traque le monstre afin de découvrir son identité.


Diffusé aux Etats-Unis entre 1978 et 1982, Hulk conquiert le public français grâce à T.F.1., qui en achète les droits en 1980. La Cinq puis M6 prendront le relais quelques années plus tard.

Générique | Mythique

Chaque dimanche à 20 heures, FR3 nous donne rendez-vous avec la silhouette rondouillarde d’Alfred Hawthorn Hill, plus connu sous le nom de Benny Hill. Cette institution britannique a débuté sa carrière peu après le Seconde Guerre Mondiale et peaufiné ses gags à la radio et à la télévision avant de créer The Benny Hill Show, une suite de sketch parodiques, pas toujours très fins ni dénués de sexisme, mais indéniablement efficaces. En plus d’un talent certain pour s’approprier tous types de personnages et d’accents (il est irrésistible en lady britannique), Hill dispose d’une arme secrète, sans doute pas étrangère à l’intérêt que les téléspectateurs mâles portent à son show, les Hill’s Angels, des actrices généralement blondes, à peine plus vêtues que des Playboy Bunnies. En 1989, Thames Television supprime le programme, qui enregistrait pourtant de bons scores, mais le responsable des divertissements estime qu’il coûte trop cher et que Hill a besoin de repos. De fait, l’acteur souffre de problèmes cardiaques et d’insuffisance rénale, mais sa mise à la retraite anticipée va accélérer son déclin. Il décède trois ans plus tard à son domicile. Quelques temps plus tôt, il avait refusé de suivre l’avis des médecins préconisant un pontage aorto-coronarien.

The love | Boat

Les téléspectateurs de TF1 montent à bord du Pacific Princess trois ans après le début de la diffusion de la Croisière s’amuse aux Etats-Unis, mais prennent rapidement goût à ces voyages en compagnie du Capitaine Merill Stubing. Pendant 45 minutes, le plu des uniformes de l’équipage reste impeccable, les passagers dégustent des cocktails sous un ciel bleu et les seules vagues qui trouvent l’océan sont d’ordre amoureux. Pour pimenter les épisodes, le Pacific Princess embarque régulièrement des célébrités passées ou présentes, dont Cyd Charisse, Raymond Burr, Ginger Rogers, Olivia de Havilland, Lana Turner, Zsa Zsa Gabor, Joan Fontaine, Andy Warhol, Joan Collins, Linda Evans, Patrick Duffy, et Tom Hanks, pour n’en citer vraiment que quelques-uns !


Chaque épisode comporte trois intrigues parallèles, écrite par des scénaristes différents. La première est purement humoristique (la version originale comporte des rires pré-enregistrés, absents de la version française). La deuxième met en scène un couple en crise qui se réconcilie durant la croisière (le titre original de la série est The love boat, ne l’oublions pas). La troisième développe une histoire relevant de la comédie dramatique. Parmi le pool de scénariste, on remarque le nom de Greg, un proche collaborateur de Hergé, créateur de nombreux personnages de bande dessinée, dont l’inénarrable Achille Talon.

L'homme de l'Atlantide | Générique

The Benny Hill | Générique

San Ku Kai | Générique