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Bourvil | Terra Reporter Découvertes

André Raimbourg, dit Bourvil, est un acteur, chanteur et humoriste français, né le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare (Seine-Inférieure) et mort le 23 septembre 1970 à Paris.

De son vrai nom André RAIMBOURG, Bourvil naît le 27 Juillet 1917 à Prétot-Vicquemare en Seine-Inférieur (Saine Maritime, aujourd’hui). Il a un grand frère, René, né en 1914. Son père, exploitant agricole, décède à la veille de Noël en 1918 de la grippe espagnole contractée au front, durant la Grande-Guerre. Sa mère, Eugénie, est alors enceinte de son troisième enfant. La petite fille qu’elle prénommera Denise, vient au monde, le 27 juillet 1919, soit deux ans, jour pour jour, après le futur Bourvil.


Quand Eugénie vend l’exploitation dont elle ne peut plus assurer seule son bon fonctionnement, elle part non loin de là, dans son village natale Bourville. Elle se remarie en 1924 avec un ami d’enfance Joseph Menard, exploitant agricole lui aussi.


De cette union naîtront deux autres enfants : Marcel et Thérèse. Tout ce petit monde vit er grandit heureux. Certes ce n’est pas l’opulence, amis l’amour des parents est le ciment de la famille. André suit avec brio les cours à l’école communale de Bourville. Son maître d’école, Monsieur Lemonnier, à qui, des années plus tard, il dédiera une émouvante chanson, lui donne le goût des beaux textes, de la musique : de là naîtra sa vocation d’artiste.


Sur ses conseils, André entre ensuite au collège de Doudeville, avec le projet d’embrasser à son tour la carrière de professeur. Mais la vie de l’internat n’est pas faite pour lui, et, comme il le confiera plus tard, il s’évade littéralement de l’univers scolaire en faisant le mur.


Mais que faire de lui ? La ferme n’est pas suffisamment florissante pour lui procurer du travail. En 1934, André part donc à Saint-Laurent-en-Caux pour devenir apprenti boulanger. En parallèle, son goût artistique s’est affirmé, il joue du cornet à pistons dans la fanfare de Fontaine-le-Dun et de l’accordéon dans les bals de la région avec quelques amis.


Devenu boulanger, André se fiance à la jolie Jeanne Lefrique, rencontrée dans une fête de village. Mais avant de convoler, il faut travailler : le futur Bourvil souhaite une position stable et des revenus plus conséquents pour son maigre salaire d’apprenti avant de demander officiellement la main de sa promise. Il doit également servir son pays sous les drapeaux. Alors qu’il exerce ses talents en pétrissant la pâte à Rouen, André s’engage dans l’armée en devançant l’appel, énorme avantage qui lui permet de choisir son arme :


Ce sera le piston. En 1937, il intègre ainsi le 24ème régiment d’infanterie, à la caserne de la Pépinière, à Paris. Là, il côtoie plusieurs Grands Prix de conservatoire dont Louiguy, qui, plus tard, sera compositeur sur plusieurs de ses films… Ainsi que pour Édith Piaf notamment avec l’inoubliable La vie en rose !


Survient alors la guerre. À peine arrivé au front, il faut déjà se replier et c’est à l’Arzacq, près de Pau, que les soldats se retrouvent. André y fait une rencontre déterminante : Etienne Lorin, accordéoniste, qui deviendra son ami fidèle et composera un nombre important de ses futurs succès dans la chanson. Déjà réputé dans son régiment pour ses talents d’amuseur, le futur Bourvil, qui s’est trouvé un nom d’artiste, Andrel, en guise de clin d’œil à son idole, Fernandel, se produit dans un cabaret de campagne, accompagné par Lorin.


Démobilisé en juin 1940, André rejoint sa Normandie natale avec la ferme intention de partir à la conquête de Paris. Sa mère et son beau-père sont assez réticents. Paris ? Pour quoi faire ? Alors qu’ici il y a à manger… Mais André s’en moque. Il souhaite devenir artiste, rejoindre son ami Etienne qui lui aussi veut vivre de la musique. Jeanne, elle, croit en lui et lui fait confiance : elle est certaine qu’il réussira.


Les débuts parisiens sont laborieux et André et fait trente-six métiers : plombier, garçon de courses à vélo (déjà, son moyen locomotion favori en Normandie), mitron à nouveau…. Le soir, il court le cachet, passe des auditions et commence à se faire un nom. Il parvient à gagner suffisamment sa vie pour épouser sa Jeanne en janvier 1943. C’est la radio, à la fin de la guerre, qui fera connaître Bourvil à la France entière par ses sketchs et es chansons, tels Reviens, dis, Les Crayons, Houpetta la Bella et autre Timichiné la Pou-Pou. André Berthomieu, réalisateur de cinéma a bientôt l’idée d’engager André en vedette de Pas si bête : voilà enfin lancée la carrière de celui deviendra l’un des artistes les plus populaire de France !


Le silence est demandé sur le plateau… Moteur… Action…