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Une télévision sous contrôle

La télévision passe ainsi du contrôle allemand à celui de l’Etat Français, qui cherchera toujours à garder la mainmise sur ce média d’exception. Les studios, eux, restent à Cognacq-Jay et les émissions reprennent d’ailleurs dès le 1er octobre 1944.


En 1944, le commissaire au plan Jean Monnet, a pour mission d’évaluer les besoins de la France à la Libération. Il doit négocier auprès des autorités américaines pour obtenir des prêts et financer la reconstruction. En 1947, il présente son fameux plan au gouvernement Léon BLUM. Parmi les mesures, Jean Monnet accorde ainsi quatre milliards à la construction de 500 émetteurs et 1 000 caméras. Comme pour toutes les autres activités économiques du pays, son souhait est d’insuffler du dynamisme à la télévision française.


A partir d’Octobre 1947, la télévision émet 12 heures par semaine et conserve la norme allemande de 441 lignes. Il faut trouver des programmes qui puisse réunir toute la famille : il n’y a alors et jusqu’en 1964 qu’une seule chaîne. En 1947, Pierre Tchernia est l’invité du « Cabaret de la plume d’autruche » : c’est son premier passage à la télévision. Le 25 Juillet, c’est également la première arrivée du Tour de France à la télévision, en direct, depuis le Parc des Princes. Les évènements sportifs ont déjà la part belle à la télévision. Mais rare sont ceux qui ont la chance de suivre ces rendez-vous sur leur récepteur : pour s’offrir un téléviseur, un ouvrier doit, en 1949, dépenser sept mois de salaire. En 1950, on ne dénombre d’ailleurs en France que 3 794 postes de télévision.


Même si les téléspectateurs sont encore peu nombreux, de nouveaux programmes viennent alimenter le petit écran. En 1949, trois évènements révolutionnent la télévision : Henri de France met au point un nouveau standard de 819 lignes, Pierre Sabbagh présente le premier journal télévisé et, surtout, les premières speakerines font leur apparition à l’écran. Jacqueline Joubert et ses consœurs vont ainsi faire les beaux jours de la télévision française. L’année suivante, la première pièce diffusée à la télévision en direct de la Comédie-Française est réalisée par Claude Barma : Le jeu de l’amour et du hasard.

La « variétoche » des années 1950

La télévision des années 1950 est faite de programmes divers destinés à répondre à plusieurs objectifs : informer, cultiver, éduquer et distraire. Pour les divertir, on propose aux téléspectateurs de grandes émissions de variétés. Deux d’entre elles ont marqué les années 1950 : « La joie de vivre » et « Trente-six chandelles ». Toutes deux, sont diffusées en direct et en public.


Henri Spade et Robert Chazal lancent « La joie de vivre » en 1952. La speakerine Jacqueline Joubert et le comédien Robert Lamoureux font partie des animateurs. Depuis l’Alhambra Cinéma Music-Hall, une personnalité de la vie culturelle évoque les meilleurs moments de sa vie. L’émission est rythmée par des divertissements et des chansons.


Forts de leur succès à la radio, Jean Nohain et André Leclerc créent « Trente-six chandelles », les talents artistiques s’expriment dans ce radio-crochet ponctué par l’enthousiasme du présentateur et producteur Jean Nohain, célèbre pour ses bons mots dans les émissions comme : « La jeunesse veut de l’espace, la vieillesse veut du temps… » D’autres émissions sont restées dans les mémoires : « Variétés » d’Hubert Knapp, « Le cabaret de la télé » de Claude Barma, ou encore « Puisque que vous êtes » de Pierre Dumayet.

R.D.F., R.T.F., O.R.T.F. : Le sigle change, pas le monopole !

A la télévision, en revanche, rien n’est laissé au hasard : elle grandit en effet sous le contrôle étroit du pouvoir. En 1949, la Radiodiffusion française laisse place à la Radiodiffusion-Télévision française (R.T.F.). Les deux médias, radio et télévision sont rattachés à la même unité administrative de service public. Elles sont alors victimes des lenteurs du système.


Il faut attendre que le réseau radiodiffusion soit reconstruit pour que la R.T.F. s’attelle au développement de la télévision. Ainsi, par manque de budget, la progression de la télévision se fait doucement. On passe de 20 heures de programmes par semaine en 1950, à 34 en 1953, pour finalement atteindre une cinquantaine en 1960. Surtout, la télévision n’arrive en province que tardivement. Un premier émetteur est installé à Lille en 1951. Au début des années 1950, seuls 10% du territoire peuvent recevoir la télévision contre 70% en 1959.


Avec l’ordonnance du 5 février 1959, le monopole de l’Etat est ratifié et la R.T.F. obtient une certaine autonomie de gestion. Mais le développement rapide de la télévision oblige Alain Peyrefitte, ministre de l’information dès 1952, à réfléchir à un nouveau statut.


En 1964, naît l’Office de Radiodiffusion-télévision française, plus connue sous le sigle O.R.T.F. Il reste le symbole du monopole de l’Etat sur la télévision.


Le nouvel office doit « satisfaire les besoins de l’information, de culture, d’éducation et de distraction du public ». Mais il permet surtout au pouvoir en place de bénéficier d’un outil de communication sans précédent. D’ailleurs, l’opposition ne manque pas d’attaquer le journal pour sa partialité.

1949 : Le journal parlé en images

C’est Pierre Sabbagh qui présente le premier journal télévisé le 29 juin 1949. Mais la télévision doit encore inventer son propre modèle d’information. Pour cela, elle va s’inspirer des autres médias, la presse, la radio et le cinéma.


Le Tour de France, rendez-vous populaire, donne l’occasion d’expérimenter un premier Journal Télévisée en Juin 1949. Mais il faut attendre le 2 Octobre pour que le journal télévisé soit réellement lancé. Et on ne peut pas dire qu’il déclenche les passions : la grand-messe du « vingt heures » n’est pas encore de mise… Le démarrage est difficile, et le journal souvent bricolé avec les moyens du bord. A la présentation se succèdent des journalistes tels que Jacques Sallebert, Michel Droit, mais également des novices comme Pierre Tchernia et Claude Loursais. A partir de 1954, les reporters apparaissent à l’antenne pour commenter leurs sujets et se font connaître auprès du public.


Dès 1956, le journal est rattaché à la direction de l’information, et l’arrivée du Général de Gaulle au pouvoir en 1958 marque un tournant dans l’information télévisée. Les consignes sont nombreuses et l’affiliation à la politique du président, totale.


Un nouveau ministre de l’Information va changer la donner, c’est Alain Peyrefitte. Il professionnalise les Journaux Télévisé et veille à ce que le soutien du pouvoir en place soit fort mais moins visible. Dès 1963, les journalistes ont devant les yeux un prompteur qui diffuse les textes qu’ils ont préparés : il n’est plus nécessaire de regarder ses fiches. Les téléspectateurs ont ainsi l’impression de vivre un tête-à-tête avec le présentateur du journal. Et c’est le ministre de l’Information, Alain Peyrefitte en personne, qui présente la nouvelle formule du journal le 20 Avril 1963 (aidé du fameux prompteur ». La subordination au pouvoir en place reste pourtant oppressante pour les responsables des Journaux Télévisé. Chaque jour, des réunions sont organisées par le Service des liaisons interministérielles pour l’information (S.L.I.I.), afin de contrôler le contenu du journal.

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