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UFO Robot Grendizer | Terra Reporter
Saison 01 | Terra Reporter

Goldorak (Grendizer, le robot OVNI) est une série animée japonaise réalisée par Toei Animation en 1975 d'après un manga de Gō Nagai. La série compte 74 épisodes de 26 minutes. Elle a été diffusée au Japon du 5 octobre 1975 au 27 février 1977, chaque dimanche avant vingt heures, remplaçant Mazinger. En France, Goldorak (le robot de l'espace) a fait son apparition sur Antenne 2 dès la première émission de Récré A2 le 3 juillet 1978, déjà présentée par Dorothée. La diffusion complète en France s'est faite en plusieurs salves, à raison de deux, puis d'un épisode par semaine, mais jamais dans l'ordre chronologique normal. Des rediffusions aléatoires entrecoupées d'inédits et comprenant les six derniers épisodes perdurent jusqu'à la fin de l'année 1980. La série est exportée dans plusieurs pays francophones à cette époque. La première version du manga, qui inspire le graphisme de l'anime, dessinée successivement par Gō Nagai (avec la collaboration de Ken Ishikawa), puis par Yuu Okazaki, est sortie en France en 2015 chez Black Box. La deuxième version du manga, dessinée par Gosaku Ōta, a été publiée en quatre volumes en français aux éditions Dynamic Visions, avec des couvertures de Jun'ichi Nakamura, puis rééditée par Black Box en 2015. Gō Nagai publie en 2014 Grendizer Giga, un reboot de la série. Une vidéo animée promotionnelle est diffusée à l'occasion de la sortie du premier volume relié, correspondant au 40e anniversaire de la série originelle. L'édition française est distribuée en 2016 chez Black Box

Fiche express

  • TITRE ORIGINAL  : UFO ROBO GRENDIZER
  • TITRE FRANÇAIS : GOLDORAK
  • AUTEUR - SCÉNARISTE : GO NAGAI
  • PRODUCTEUR : CHIAKI IMADA
  • STUDIO D’ANIMATION  : TOEI ANIMATION – DYNAMIC PLANNING
  • CHAINE D’ORIGINE  : FUJI TV
  • NOMBRE EPISODES : 74
  • PREMIÈRE DIFFUSION JAPON : 05 OCTOBRE 1975 – 27 FÉVRIER 1977
  • PREMIÈRE DIFFUSION FRANCAISE : 03 JUILLET 1978

Vidéos GOLDORAK

03

JUILLET

1978

La naissance

Goldorak a déchainé toutes les passions, toutes les générations. Le seule dessin animé a avoir fait toutes les couvertures de la presse Française. Le seul dessin animé où lors de sa première diffusion, antenne 2 affichait et annonçait 100% d’audimat ! Du jamais vu ailleurs. Le tout premier générique de Goldorak ne fut pas celui de Noam, comme beaucoup le pense, mais c’est Enriqué qui interpréta le générique pour les 18 premiers épisodes diffusé dans récré A2 a partir du 3 Juillet 1978. Pour information, ce générique fut enregistré en une seule prise et Enriqué du le faire devant les responsable de la TOEI animations !


Goldorak fut cependant énormément censuré en France, on raconte que la censure amputait même jusqu' a 2 minutes par épisodes en France ! Mais Goldorak ne fut pas le seul dans ce cas, Albator lui a carrément eut ses 3 derniers épisodes de censuré en France ! Pour l’anecdote, le nom de Goldorak a été trouvé par Jacques Canestrié, ancien directeur commercial de la société de production, Telcia et quelques comédiens, qui prêtaient leur voix au héros. Il s’agit de la contraction de « Goldfinger » et « Mandrake », qui a donné Goldrake et finalement Goldorak. En 1978, BRH obtient tous les droits sur tous les noms (Actarus, Alcor, Vénusia, etc.) de la série.


Goldorak fut un semi echec au Japon, comparé aux productions du meme genre ! Et oui !!! En effet, Koji Kabuto de son nom français Alcor était le héros de bien nombre de série japonaise, et le fait de le voir dans un rôle secondaire à nuis à la réputation de série GOLDORAK, c’est pourquoi dès la deuxième saison, Alcor eut un rôle plus important et un vaisseau (ALCORAK) digne de son noms ! Mais il était trop tard, les japonais avaient décidé de bouder la série… C'est à l'export que Goldorak va obtenir un succès sans précédent : en Italie, au Québec, dans de nombreux pays arabes, ainsi qu'en France, où il est devenu le dessin animé culte de toute une génération : lors de sa première diffusion en France le succès fut immédiat. Les multiples génériques de la série (quasiment un par diffusion) ont pour certains été disque d'or ; des remontages d'épisodes furent diffusés au cinéma, bref Goldorak était partout, y compris dans la polémique, certains journaux l'accusant (à tort) de racisme et allant même jusqu'à faire des montages mêlant image de Goldorak et Hitler...


L’HISTOIRE : ( source wiki)

Nous sommes sur la planète Terre. Alors que le pilote jeune mais confirmé, Alcor (Koji Kabuto, l'ancien pilote de Mazinger Z, et protagoniste de la série du même nom), rejoint les équipes du professeur Procyon (Genzo Umon), directeur d'un centre de recherches spatiales, à bord d'une soucoupe construite par ses soins, l'OVTerre (TFO), avec pour intention d'étudier les passages d'OVNI de façon scientifique, des extraterrestres construisent une base avancée sur la face cachée de la Lune (le « camp de la Lune Noire »), et démontrent rapidement leurs intentions belliqueuses.


Actarus (Daisuke Umon), fils adoptif du professeur Procyon, vivait paisiblement jusque là comme un simple fermier et s'occupait des chevaux du ranch de Rigel (Danbei Makiba) en compagnie de celui-ci et de sa fille, Vénusia (Hikaru Makiba), secrètement amoureuse d'Actarus. Cependant, à la vue de la Lune Rouge, il se souvient brutalement être en réalité le prince Actarus (Duke Fleed dans les versions non francophones y compris la version arabe) de la planète Euphor (Fleed). Mis à part le professeur Procyon, Alcor, le personnel du centre et plus tard Vénusia, personne ne connaît la véritable identité d'Actarus. Zhine, l'artiste du village, qui aime la forêt et qui discute régulièrement avec Actarus des forces de mère Nature, est aussi une des rares personnes à connaître le secret d'Actarus. Sa planète a été elle-même la proie de l'empire galactique de Véga, dont la planète-mère est sur le point d'être détruite par sa propre pollution radioactive. Euphor est ravagée, la population est réduite à néant, les cerveaux de ses citoyens réutilisés après lavage pour contrôler les Golgoth, machines de guerres véganes et les parents du prince sont tués. Le prince d'Euphor a cependant réussi à fuir grâce à Goldorak (Ufo Robot Grendizer), le robot gardien de la planète, transporté par une soucoupe volante (Spazer). Il a alors rejoint la planète Terre, et été secrètement recueilli par le professeur Procyon (Genzo Umon), tandis que Goldorak est caché dans le sous-sol du centre de recherches spatiales.


Une guerre sans merci s'engage alors entre le rescapé et les envahisseurs aux intentions maléfiques et génocidaires. Les forces de Véga déploient des trésors d'imagination pour combattre Goldorak, en lançant des attaques de robots. Uniformément nommés Enbanjū (soucoupes sauvages) en japonais, ces robots se divisent en 2 catégories dans la version française (cette distinction est toute théorique et mal respectée dans la VF) :

·
            les golgoths, autonomes ; (mis à part le Golgoth 7 piloté par Janus dans le 7e épisode, le Golgoth 51 piloté par le commandant Garella dans l'épisode de l'étoile noire, les Golgoths 35 et 58 dans les épisodes du même numéro et le Golgoth 32 piloté par Astrida dans le 32e épisode), animés grâce à la greffe du cerveau d'un citoyen d'Euphor (voir épisodes 25,33).         


·
            les antéraks, pilotés par les hommes (ou femmes) de l'armée de Véga.      

auxquelles on ajoute à part :

·
            les monstrogoths (Végajû), animaux gigantifiés et robotisés par Véga. Ils apparaissent vers la fin de la deuxième saison (épisodes 52, 53). L'un des plus gros dommages subis par Goldorak de la part des forces de Véga fut d'avoir un bras arraché par le premier monstrogoth. Une série de prototypes en cours de construction est aperçue dans l'épisode 52, lors de la présentation du premier.  


Les forces de Véga feront parfois appel à des commandants de la division Ruine( dans la version originale ,il s'agit en fait de la garde impériale rapprochée du Grand Stratéguerre )). Cette unité d'élite regroupe les meilleurs pilotes et possède les armes les plus puissantes de l'armée de Véga. Plus tard dans la série, Actarus sera secondé par la « patrouille des Aigles » constituée d'Alcor, pilotant Alcorak (Double Spazer), bientôt rejoint par Vénusia, pilotant Vénusiak (Marine Spazer) (amphibie), puis de Phénicia (Maria Grace Fleed), la sœur d'Actarus miraculeusement échappée de la destruction d'Euphor et arrivée sur Terre elle aussi, et pilotant Phossoirak (Drill Spazer) (pouvant évoluer sous terre).


Au fil des 74 épisodes, Actarus aura pour adversaires Hydargos (Blaki), Minos (Gandal), un hermaphrodite, Horos (Zouril), un scientifique de génie convaincu de la nécessité de préserver la planète bleue en la débarrassant de ses habitants humains qui la saccagent, et enfin le chef suprême des forces de Véga, le Grand Stratéguerre (Grand Véga). À l'issue de ces batailles, les forces de Véga seront totalement anéanties.

Go NAGAI | Le créateur

Un mois avant sa naissance, la bombe atomique américaine est lâchée sur Hiroshima. Inconsciemment, cet événement trouve une résonance dans certaines de ses histoires. Tout jeune, Gō rêve de créatures et monstres médiévaux qui influencent sa vie et ses jeux avec ses frères. Mais le déclic du manga se produit quand son aîné lui met entre les mains Lost World d'Osamu Tezuka. Jusqu'au lycée, la scolarité de Nagai est plutôt irréprochable ; après ça, il échoue à tous les concours d'entrée à l'université. Et, comble de malheur, il contracte une maladie très grave qui fait craindre le pire à sa famille. Cette affection passagère le motive pour réaliser son souhait : devenir mangaka.


 Justement, durant sa convalescence, il publie Kuro no shishi (Lion Noir) et est remarqué à 20 ans par Shotaro Ishimori qui le choisit comme assistant.


Après des titres comme Meakashi Polikichi (1967) et Harenchi Gakuen (1968), il fonde en 1970 sa propre maison d'édition et d'animation, Dynamic Productions.


Sous ce label, il publiera Abashiri Family, Kiku No Suke, puis, Getter Robo (1972) avec Ken avec qui il collabore depuis Gakuen Bangaichi (1969).


 Ses œuvres mondialements connues publie en 1972 deux œuvres majeures, Devilman et Mazinger Z, ainsi qu'une troisième en 1973, Violence Jack :


Mazinger Z lance le genre mecha dans l'univers manga. Il révolutionne le genre en introduisant des éléments alors inconnus des Shogun Warriors : selon son pilote, le robot est un outil bienveillant ou belliqueux et tel un catcheur japonais criant son attaque, le déclenchement des armes par commande vocale qui deviendra une règle pour toutes les autres séries à venir.


Devilman est un manga traitant de démonologie assez violent pour un public plus mature. Pour l'anecdote, Gō Nagai mit fin prématurément à une autre série de démons publiée dans le magazine Bokura de janvier à mai 1971, Mao Dante, beaucoup inspirée par La Divine Comédie de Dante, pour s'atteler à Devilman. Si ce manga n'a pas en France une énorme notoriété, il est l'un des plus lus et réédités dans l'archipel.


Violence Jack est le précurseur du justicier «post-apocalyptique», bien avant Mad Max (1979) ou Hokuto no Ken (1982) qui s'en inspire largement. Sans dévoiler l'intrigue, cette série fait suite à Devilman. Son héros, un monstre sadique mais prenant toujours parti pour les plus faibles, n'est connu que de quelques initiés en France mais est populaire en Italie. Là, il est publié une première fois en 2001, puis, une seconde fois, fin 2005, bénéficiant d'une superbe édition inachevée chez d/books, filiale de d/visual.


Gō Nagai est aussi l'auteur, entre autres, de Cutey Honey , (Cherry Miel en France), belle androïde aux pouvoirs transmorphiques et de, jeune homme mi-humain mi-démon, qui fait face à des créatures, plus étranges les unes que les autres, venant d'une autre dimension.


Mais il est surtout connu en France pour son UFO Robot Grendizer, diffusé dans l'hexagone sous le nom de Goldorak et qui n'est autre que le troisième volet de sa trilogie de super robots avec Great Mazinger et Mazinger Z.


Go Nagai reprendra le fil de ses robots quelques années après notre Goldorak : God Mazinger , qui sera adapté en animé en 1984 par la TMS pour 23 épisodes, et beaucoup plus récemment Mazinkaiser, en 2001, pour une courte série de 7 OAV, avec un 8e opus réalisé en 2003. Toujours dans le genre mecha, il a co-signé le scénario, avec Ken Ishikawa, de la saga Getter Robot.


Le mangaka puise largement dans la mythologie grecque pour ses principales œuvres. L'illustrateur Gustave Doré influença beaucoup ses dessins, notamment Mao Dante et surtout ceux de Devilman.


Il a aussi été fortement inspiré par une grande période dans les années 1960 et 70 du cinéma rose (érotique) dit pinku eiga au Japon. Ces œuvres, sensuelles à érotiques, à représentation plus vaginale que phallique, vont de la comédie d'aventure tel que Kekko Kamen, burlesque comme Harenshi Gakuen, jusqu'au fantasme sexuel dans Barabanda et lovely angel, avec un contexte social dans Hanappe bazooka. Ce sont la plupart de ces œuvres qui sont adaptées en live.


Les autres sources, entre autres, sont la science fiction, les récits d'horreur, la mythologie et l'Histoire japonaises.


Go Nagai est membre du SFWJ, science fiction and fantasy writers of Japon (écrivain de SF et fantastique du Japon), dont il a été président de 1996 à 1999.