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Retour vers le futur | Terra Reporter

Retour vers le futur (Back to the Future) est un film de science-fiction américain réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 1985. L'intrigue relate le voyage dans le passé d'un adolescent, Marty McFly, à bord d'une machine à voyager dans le temps fabriqué par le docteur Emmett Brown à partir d'une voiture de modèle DeLorean DMC-12. Parti de l'année 1985 et propulsé en 1955, Marty, aidé du « Doc » de 1955, doit résoudre les paradoxes temporels provoqués par ses interventions dans le passé et trouver le moyen de faire fonctionner la machine pour retourner à son époque d'origine. Le succès commercial du film a donné lieu à deux suites, Retour vers le futur 2 (1989) et Retour vers le futur 3 (1990), formant ainsi une trilogie, et au développement d'une franchise sur divers supports.

Fiche express

  • RÉALISATION : GERARD OURY
  • SCÉNARIO : GERARD OURY, DANIÈLE THOMPSON, JOSY EISENBERG, ROBERTO DE LEONARDIS
  • ACTEURS PRINCIPAUX : LOUIS DE FUNES, BOURVIL, CLAUDE GIRAUD
  • PAYS D’ORIGINE : FRANCE - ITALIE
  • GENRE : COMÉDIE
  • DURÉE : 100 MINUTES
  • SORTIE :  18 OCTOBRE 1973

Vidéos RETOUR VERS LE FUTUR

Prologue

30 OCTOBRE

1985


Nom De Zeus, Voici enfin votre chance de replonger dans le passé pour retrouver Doc, Marty et l’une des trilogies cinématographiques les plus appréciées de tous les temps.


Peu de films ont eut un impacte aussi important sur la culture populaire que les trois Retour vers le futur. Qui n’a jamais rêver de conduire la DeLorean ou de glisser dans les airs avec skateboard ?


Ce sont toutes les coulisses de ce phénomène que Terra Humanis vous invite à découvrir. Du premier casting à la création des scènes mythique (comme la féérie dansante des sirènes ou la course-poursuite en hoverboard), des longs métrages jusqu’au dessin animé, vous allez tout savoir sur les dessous de cette saga culte.


En plus de photos de tournage jamais vues auparavant, de dessins préparatoires et de storyboards, ce dossier Terra Humanis contient aussi des entretiens exclusifs avec les principaux acteurs et techniciens dont Michael J. Fox, Christopher Llyod, Lea Thompson, Robert Zemeckis, Bob Gale, Steven Spielberg, Frank Marshall, Kathleen Kennedy…


Bienvenu dans le passé, présent et futur… Bienvenu dans un retour vers le futur époustouflant !

  

Quand Bob rencontre Bob

Il n’y a qu’une dizaine d’étudiants de premier cycle parmi les quarante-sept élèves, principalement de second cycle, dans la classe de septembre 1971 de l’U. S. C. Cinema 290. Deux d’entre eux sont issus Du Midwest, Robert Zemeckis, natif de Chicago, vient de passer deux années à la Northern Illinois University. Son camarade de classe Bob Gale, originaire de Saint Louis, après une première année à Tulane, vient d’intégrer l’U. S. C. Tous les deux se lient rapidement d’amitié et ne tardent pas à se découvrir un amour commun pour le cinéma. « Nous ne voulions pas faire de documentaires ou des films d’art et d’essai, insiste Bob Gale, nous voulions faire du cinéma hollywoodien. »


Au cours de leur cursus de deux ans, ils établissent rapidement leurs objectifs. Ils ne souhaitent pas commencer en bas de l’échelle, comme apprentis ou assistants de production. Ils veulent démarrer au sommet. « Bob Zemeckis voulait devenir réalisateur, et moi scénariste, raconte Gale, alors nous nous sommes dit : « finissions l’école et faisons un film ».


Leur première collaboration officielle se produit lors de leur première année à l’U. S.C., lorsque Gale raconte à Zemeckis son idée pour un film d’horreur à petit budget : « C’était une histoire intitulée La reine des vampires. Bob a tout de suite adoré l’idée, et a suggéré que nous écrivions le scénario immédiatement, ce que nous avons fait. » Leur diplôme en poche, ils tentent plusieurs fois de trouver le financement pour ce projet, en vain. Le film verra finalement le jour en 1996, dans la série Les contes de la Crypte.


En parallèle, Zemeckis rencontre quelqu’un qui façonna le futur tandem, Steven Spielberg, qui est déjà venu à l’U. S. C., organise une projection de son premier long métrage, Sugarland express, Pour les étudiants en cinéma, Zemeckis et Gale sont totalement conquis par le film, et encore plus émerveillés par le fait qu’il « avait fait cet immense travail de production en n’étant pas beaucoup plus âgé que nous, il était comme nous », dit Gale.


Zemeckis gagne ensuite un Oscar ans la toute nouvelle catégorie réservée aux films d’étudiants pour A Field of honor, l’histoire d’un homme atteint d’un trouble de stress post-traumatique dont la guérison est entravée par une chaine d’évènements tragi-comique. Le film comprend des émeutes, des fusillades, et un bus hors de contrôle qui fonce sur la route, le tout sur la musique qu’Elmer Bernstein a composé pour La Grande évasion.


 Son film sous le bras, il se rend aux studios Universal Pictures pour frapper au bureau de Steven Spielberg.


Celui-ci est très impressionné par le court-métrage. Et même s’il ne peut offrir une aide immédiate à l’aspirant réalisateur, il invite Zemeckis à reste en contact avec lui.


La rencontre suivante de Zemeckis et Gale avec Spielberg marquera le début de leur collaboration professionnelle, John Milius, scénariste et réalisateur, ancien élève de l’U. S. C. leur met le pied à l’étrier. « Au cours du premier semestre 1975, nous l’avions rencontré via l’U. S. C. pour lui soumettre un script, explique Gale, il l’a lu, et là apprécié. Il a fait pour nous ce que Francis Ford Coppola avait fait pour lui en l’engageant pour écrire Apocalypse Now au sortir de l’U. S. C. Il nous a demandé si nous avions des idées, et nous lui avons répondu que nous voulions faire une comédie sur le raid aérien qu’avait connu los Angeles en 1942. » Milius connait cette histoire et engage le duo pour écrire 1941, une comédie se déroulant pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est leur premier travail rénuméré. Milius raconte l’histoire à Steven Spielberg qui demande à lire le script. Peu de temps après, il s’engage à réaliser le film.


« Après ça, dit Gale, chaque fois que nous écrivions un scénario, Spielberg nous demandait : « Sur quoi vous travaillez, les gars ? Faites-moi lire ça quand vous aurez fini ». « Nous lui faisons tout lire, ajoute Zemeckis. Et pourquoi pas ? Spielberg s’intéressait à nous. » l’enthousiasme de ce dernier devant leur travail de scénaristes permet à Zemeckis de faire ses débuts en tant que réalisateur pour Universal Pictures avec Crazy Day, une comédie écrite par le duo racontant l’histoire d’adolescentes fanatiques qui essaient de rencontrer les Beatles lors de leur premier voyage à New York. Spielberg travaille comme producteur exécutif sur ce film, et avec Milius, sur leur suivant, La grosse magouille, une comédie irrévérencieuse pour Columbia Pictures.

Retour vers le commencement

Dès 1975, Zemeckis et Gale se sont déjà amusé avec le concept de voyage temporel pour un projet : « Nous avons imaginé que si vous retourniez dans le passé et que vous changiez quelque chose, raconte Zemeckis, le présent dans lequel vous reviendriez serait le futur tel qu’on le concevait à l’époque que vous veniez de quitter. » « Nous nous sommes souvenus de l’exposition General Motors Futurama à l’Exposition universelle de 1964 et de la représentation du futur qu’avait Norman Bel Geddes au cours de l’Exposition internationale de 1939, ajoute Gale. Pourquoi n’avions-nous pas le futur qui nous avait été promis ? Alors nous nous sommes dit que ce serait cool de faire un film dans lequel ce futur se produirait vraiment. J’avais ce titre en tête, Le professeur Brown visite le futur. Pas d’histoire, juste le titre. Nous n’avons trouvé l’accroche que bien plus tard. »


Cette « accroche », ils la trouvent au cours de l’été 1980 quand, au cours de la campagne promotionnelle de La Grosse magouille, Bob gale a l’occasion de faire une halte chez ses parents, à Saint-Louis. En feuilletant l’almanach de lycée de son père, il se demande s’ils auraient pu être amis s’ils s’étaient rencontrés à cette époque.


Gale fait part de l’idée à Zemeckis : c’est exactement ce qu’ils cherchaient. Ils ne veulent pas faire de film mettant en scène un évènement ou une personnalité historique. Ils veulent une histoire de voyage dans le temps qui ne demande au public aucune connaissance particulière pour l’apprécier. « Nous avons mis toute l’histoire que vous avez besoin de connaitre dans les dix premières minutes. » dit Gale. Partant de cale, ils peuvent faire bien plus personnel, avec plus d’incidences comiques. « Lorsque vous étiez enfant, vos parents vous ont-ils racontés toutes ces choses difficiles qu’ils ont eu à accomplir quand ils étaient gamins ? Comme parcourir 20 kilomètres dans la neige pour aller à l’école ? Ce ne serait pas intéressant de retourner dans le passé et de voir s’ils ont vraiment dû affronter ces blizzards ? » demande Zemeckis.


Après quelques semaines passées à ébaucher la structure de base du scénario, Zemeckis et Gale rencontre la direction de Columbia Pictures pour qui ils viennent de faire La Grosse Magouille. « Nous avons vu Frank Price et nous lui avons dit : « Un gamin d’aujourd’hui trouve une machine à voyager dans le temps, va dans le passé, et rencontre ses parents. » Il nous a répondu : « Vendu ». Nous avons exposé l’histoire en trente secondes, littéralement » se souvient Zemeckis.


Environ six mois plus tard, le 24 février 1981, ils remettent au studio leur première version du scénario.